Entre deux vagues

Êtes-vous du type passif, réactif ou actif ?

Un dicton souligne que la nécessité est la mère de toute invention et le tourbillon des derniers mois a fait basculer nos habitudes, nos routines, nos emplois voire même nos vies.

L’accalmie dont nous bénéficions pour le moment nous permet tous de nous recentrer en attendant la prochaine vague dont nous ignorons encore sa gravité et, surtout, son impact sur notre quotidien.

Lorsqu’une telle situation débarque dans votre existence, êtes-vous du type « passif », qui attends confortablement dans son salon que le train soit passé enfin, du type « réactif » qui se lamente en implorant les gouvernements de venir les sauver ou du type « actif » qui, poussé par une montée d’adrénaline subite, va se battre pour ne pas sombrer dans la déprime ?

Incapable de rester confiné durant cette première vague de l’actuelle pandémie, votre assistant virtuel s’est tourné vers un des très nombreux services essentiels traversant une période sans mandats. Agent de gardiennage pour un CLSC à raison de trois jours par semaine fut ma solution temporaire.

Pour sortir le nez dehors il fallait une raison, un motif indiscutable pour garantir une continuité gratifiante durant cette période de turbulence.

Garderies fermées, une maman d’une petite fille forcée de travailler (services essentiels obligent), mamie et papi (moi) ont organisés leurs horaires respectifs pour assurer l’évolution normale et transparente de ce petit trésor si cher.

Prudence, peur, paranoïa, trois mots qui débutent par la même lettre. Nous avons opté pour la prudence. Se laver les mains mille-deux-cent fois par jour, porter un masque aussitôt qu’on pénètre dans un endroit fermé, respect des deux mètres (lorsque possible) et obéir religieusement aux consignes. Nous en sommes sortis indemnes.

Durant ces mois de confinement, il y a eu des perdants, des survivants et, aussi, des gagnants.

Parlons, en premier lieu, des perdants. Étant du type optimiste, gardons le meilleur pour la fin.

Sur la petite île où je vis, cette petite communauté attachée à ses valeurs locales bien ancrées, notre seul restaurant à vocation familiale vient tout juste de déclarer forfait et à mis la clé définitivement à sa porte. J’ose ici croire que le propriétaire a été du type passif n’offrant aucunes expériences bonifiés ou adaptés selon les circonstances.

Les survivants sont ceux qui se sont adaptés à situation. Ceux qui, exceptionnellement, offraient un service de livraison, s’annonçaient sur les médias « Nous sommes ouvert » avec mentions claires sur le respect des consignes et les heures d’ouverture.

Ils y avaient, évidement, ceux qui ne pouvaient ouvrir encore. Comme mon salon de coiffure. J’ose penser (et espérer) que la célèbre PCU de M. Trudeau les a aidés à traverser cette période de crise. Les médias sociaux ont pris toutes leur importance en mettant de l’avant leurs vocations primaire.

Croyez-le ou non, les gagnants sont nombreux.

Pour leur survie, plusieurs entreprises se sont adaptées, désinfectants, masques, visières, etc.

Ne pouvant plus traverser la frontière américaine et aller se tremper le bout des orteils à Old Orchard ou Ogunquit, les marchands de piscines font présentement fortune. Les ventes de bateaux de plaisance ou de véhicules tout-terrain en sont à leur plus haut niveau.

La conscience sociale nous oriente vers le marché local. Le Panier Bleu en est un bel exemple.

Quand est-t ’il du commerce en ligne ? Il y a ceux qui ont été capables de se tourner sur un dix sous, ceux qui étaient prêts (qui ont rehaussé leur niveau de service) et ceux qui était déjà très actif avant le fameux 12 mars 2020.

Ce n’est que secret de polichinelle, les québécois consacrent leurs économies de vacances ici cette année. Camping, chalet, golf et, même, en profiter pour visiter des régions du Québec qui leurs étaient, jusqu’alors, inconnus.

Il est plus que souhaitable en ce temps d’accalmie de se préparer à la deuxième vague. Sera-t ’elle aussi dévastatrice ? Vivrons-nous un autre confinement massif ? Nulle boule de cristal ne peut le prédire.

Un fait demeure pour les survivants commerçants d’ici, ne vous assoyez pas en vous disant « Ouff!!! » puis attendre. Pourquoi ne pas aller au-devant de cette deuxième vague, qui semble se dessiner à l’horizon, et la transformer en opportunité ? C’est le moment idéal pour revoir votre plan d’affaire.

Soyez « actif » voire même, « pro-actif » et être un gagnant de la prochaine vague.

Votre assistant virtuel